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Radiohead, Four Tet, Etienne De Crécy : Retour sur le Bilbao BBK Live !

Radiohead, Four Tet, Etienne De Crécy : Retour sur le Bilbao BBK Live !

Le week-end dernier, et plus précisément le soir du 13 Juillet, une partie de l’équipe de My Band Market était au Bilbao BBK Live – cet impressionnant festival espagnol/basque qui prend de plus en plus d’ampleur depuis son lancement en 2006. Retour sur cet énorme festival au cadre idyllique.

Financé par le « Bilbao Bizkaia Kutxa » , (une importante banque du Pays Basque) le site du festival se situe dans un endroit authentique : le Kobetamendi (monte Cobetas – oui oui, une montagne). Ne vous y méprenez pas pour les prochaines éditions : ici, hors de question d’accéder au festival en voiture – il faut se garer au sein même de Bilbao, dans la ville : à San Mames, (ce que nous vous conseillons) un stade de Foot, ou bien au BEC, un endroit qui organise divers événements culturels, toujours au sein même de la ville.

Radiohead, Four Tet, Etienne De Crécy : Retour sur le Bilbao BBK Live !

Les derrières de la scène principale – de jour

L’accès se fait donc uniquement en transports publics, avec des bus qui font la liaison en 10 minutes et sans arrêt pendant toute la durée du festival.

Le camping, quant à lui, est situé en haut du mont – vous aurez donc droit, vous, futurs campeurs du festival, à une vue imprenable sur toute la ville de Bilbao (voir photo ci-dessous).

Radiohead, Four Tet, Etienne De Crécy : Retour sur le Bilbao BBK Live !

Après Coldplay, Kasabian ou encore The Mars Volta en 2011, et en vrac des énormes têtes d’affiches comme Depeche Mode, Pearl Jam, Placebo ou The Police les sessions précédentes, c’était, cette année, au tour de Radiohead, The Cure, Four Tet, ou encore Garbage. Un très bon line-up suivi donc, qui, on n’en doute pas, ne cessera de s’améliorer.

Nous avons participé au concert de Radiohead – l’événement du festival – avec, en « première partie », l’excellent producteur Four Tet, et en fin de soirée, le DJ/Producteur français Etienne de Crécy.

Aucun doute sur l’ambiance : la scène principale est, il faut le dire, monumentale. On se croirait presque au Coachella : une scène immense, une très bonne sonorisation, une installation imposante, et, surtout, énormément de place – beaucoup d’éléments réunis pour permettre aux festivaliers de passer un excellent moment.

Radiohead, Four Tet, Etienne De Crécy : Retour sur le Bilbao BBK Live !

La scène principale.

 Passons aux concerts en soirée, avec Four Tet. Il faut le dire, le producteur anglais Kieran Hebden nous avait habitué à plus de pêche. Un live résolument électro, à la limite de la transe, mais très court (environ 1h). On regrette de plus l’emplacement du concert sur la grande scène, bizarrement. Four Tet, on aime bien l’écouter et pouvoir danser dans un endroit plus confiné, un endroit à la hauteur de ses samples minimalistes. Certes, c’est impressionnant de voir l’artiste se produire devant autant de personnes, mais paradoxalement, l’ambiance n’y était pas à 100%. Serait-ce l’effet « première partie de Radiohead » ? Quoi qu’il en soit, malgré un manque de pêche global, l’artiste a joué une set-list compacte, efficace, logique et toujours aussi bien réalisée, un vrai plaisir pour nos oreilles.

Passons au plus gros de la soirée : Radiohead. Et l’attente n’a pas été très longue. Quelques balances d’une dizaine de minutes et hop, voilà que Greenwood, Yorke et toute la bande montent sur scène, les samples de back-up voix de Thom Yorke en introduction – similaires au Coachella – qui commencent à fredonner dans l’air. Émotion !

Après cette courte introduction, « Bloom » commence, avec les pickups électriques et cassants d’O'Brien sur sa guitare pour les sons habituellement électroniques en version studio. Une vraie claque : la voix de Thom Yorke résonne, éclate, se lâche et remplit l’air tout entier du Monte Cobetas.

Après 15 Step et Bodysnatchers (In Rainbows) c’est au tour de The Daily Mail, ce nouveau et magnifique morceau dévoilé en live peu après Staircase, il y a quelques mois. Définitivement un des meilleurs moments du concert : on ne peut qu’être rassuré d’entendre une nouvelle piste qui détonne autant en live qu’en studio.


S’en suivit Myxomatosis et The Gloaming, (Hail To The Thief) – bonnes, mais décevantes d’un point de vue personnel ; pourquoi ne pas avoir joué 2+2=5, par exemple, oubliée en live depuis quelques temps ? On regrette aussi l’absence totale de morceaux de The Bends

Après un Morning Mr. Magpie revigorant, c’est au tour de Pyramid Song et de Reckoner. Clairement, le passage le plus émouvant du concert : rien n’a changé depuis que vous avez écouté ces morceaux sur votre baladeur. Non, vous êtes juste en train de les entendre en vrai, là, juste devant vous – parfaitement comme vous les auriez imaginées jouées en live. Des centaines de personnes parlaient pendant le concert – quand, au milieu de Reckoner, juste avant que le morceau ne reparte progressivement, il y eut un grand silence, celui du « là, on va avoir de gros frissons » . C’était le cas.

Radiohead, Four Tet, Etienne De Crécy : Retour sur le Bilbao BBK Live !

Passons rapidement sur la deuxième partie du concert : I Might Be Wrong, Nude, le single récent Lotus Flower – joué avec une basse plus grasse, plus présente et plus dansante, un vrai plaisir – There There, et bien évidemment, Karma Police. À croire qu’ils avaient tout mis en place pour un maximum d’émotions, à Bilbao, quand il s’est mis à pleuvoir en plein milieu d’un « I Lost Myself » de Thom. S’en suivit Feral, Idiotheque – toujours aussi parfaite en version live avec son côté acoustique – puis, 3 rappels : Give Up The Ghost, Kid A (quel plaisir de l’entendre en live !) Everything In Its Right Place, puis, pour clôturer, Paranoid Android, résolument rock, teinté des lumières excitées et multicolores de la scène.

Après 1h30 de concert, s’en est fini : les gens hésitent à repartir, dans l’espoir que ça continue. Pas de doute : on a assisté à une performance live hors du commun, celle d’un groupe légendaire, celle d’un groupe qui a su tenir le cap depuis toutes ses années, et qui continue à se déchaîner en live et à tout donner pour notre plus grand plaisir.

Nous avons terminé la soirée avec Etienne De Crécy, installé sur la petite scène : et malgré la pluie qui s’abattait sur le site du festival et un live très court (1h), tout était parfaitement bien maîtrisé, dansant au possible, dans un esprit électro/house/french touch, qui s’est terminé sur « Binary » et « No Brain » , deux de ses grands classiques qui, on vous rassure, donnent approximativement 200 fois mieux qu’en version studio – une vraie claque.

Aucun doute sur ce festival : si vous désirez un jour y participer, foncez – vous ne le regretterez pas. Et puis, en plus de ce parfait emplacement et d’un line-up impressionnant, vous pourrez sans problème faire un petit détour à quelques kilomètres pour profiter de la plage et pourquoi pas, ramener un gâteau basque et humer l’air atlantique…


Setlist Radiohead – 1h30 :

Bloom
15 Step
Bodysnatchers
The Daily Mail
Myxomatosis
The Gloaming
Morning Mr. Magpie
Pyramid Song
Reckoner
I Might Be Wrong
Nude
Lotus Flower
There There
Karma Police
Feral
Idioteque
Rappel 1 :
Give Up the Ghost
Kid A
Everything In Its Right Place
(Intro: « After the Gold Rush »)
Rappel 2 :
Paranoid Android